Définition de l'atelier

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A raison d'un samedi par mois (8 samedis) sur l'année 2010-2011, une douzaine d'adhérents d'Objectif Image Montpellier se réunissent pour confronter leurs travaux photographiques et ainsi en améliorer la qualité.

Par ce blog, ils vous font partager cette expérience et peut être y trouverez vous, vous aussi, quelques pistes pour vos photographies.

Généralement, les images se créent dans notre esprit à des degrés plus ou moins conscient. Il me paraît nécessaire, pour évoluer, d’élargir ces degrés de conscience. Ce développement s’atteint qu’à partir du moment où notre intérêt pour la photographie nous amène à choisir de prendre le temps de nous investir suffisamment dans notre passion. Cet investissement ne doit pas se limiter à une pratique effrénée du déclencheur. Il passe aussi par la connaissance de l’évolution historique de la photographie et par une interrogation perpétuelle sur son propre travail. Mais aussi sur le travail des autres photographes, connus ou dans l’ombre, comme tous ceux qui forment les passionnés de photo que nous sommes.

Dimanche 20 mars 2011 7 20 /03 /Mars /2011 22:42

Ø  Durant mon enfance, la photo je l’ai « vue », en effet mon père aimait bien pratiquer le noir et blanc et…j’étais régulièrement son sujet…

 

De plus son appareil de type «  Praktica «  m’interpellait…car cela me semblait compliqué…

 

En arrivant sur Paris, en 1990, j’ai acheté à l’époque un Olympus de type bridge…puis je suis passé sur un reflex Minolta…

La photo était essentiellement touristique, familiale, et un peu « artistique » dans le sens où j’aimais conserver une image de quelque chose de « beau »…

 

Avec le temps, la prise de vue s’est étiolée…jusqu’au jour où je décide de m’intéresser un peu plus sérieusement à la photographie…

Donc, j’achète un magazine pour me remettre dans le « bain », et …là stupeur…je ne comprends plus rien…

Minolta a disparu de la circulation, on y parle de numérique : qu’est ce que c’est ?!

 

Et là, je me dis, non je reste à l’argentique…je refuse cette technologie !

Puis, courant 2007 je franchis le pas en achetant un compact « Lumix » Panasonic…et là je suis relativement satisfait de mes prises de vue sur les « cabanes de Mauguio »…

Mais pas d’œilleton, c’est galère pour composer…donc 1er reflex numérique en 2008, avec du Sony puisque compatible Minolta…et là je commence à travailler plus sérieusement.

J’expose dans des « petits » restos…mais je suis plus « gourmand » ;-)

J’intègre le club Objectif Image en 2009 puisque Florence Cayrol avait remarqué mes photos grâce à Orange passion…

 

Et là je me rends compte du fossé qui sépare ma perception de la photo et celle abordée, pratiquée au club…

Du coup, la 2e année : je m’inscris à l’atelier photographique pour trouver ma « voie »…non sans mal, sans douleur, mais notre animateur préféré JMV est là pour nous soutenir, encourager, engueuler et heureusement…toujours dans un esprit constructif…

Désormais, je sais ce que je veux, du moins je souhaite que l’on réagisse à mes photos, que l’on perçoive ce que j’ai vu et ce que je veux montrer…

Au final, je souhaite faire aussi mes cartes postales ; mais surtout avoir du « beau » volume afin d’avoir assez de clichés cohérents pour aborder, approcher de véritables séries…en vue d’exposer…of course !

 

Ø  Je crois que ce qui me pousse à continuer c’est le plaisir de voir ce que le commun des mortels ne perçoit pas, et c’est aussi une façon d’exister, de laisser une empreinte…

 

Et je suis honnête : être connu ou reconnu – à notre humble niveau – c’est très agréable  & valorisant…

 

Ø  Je reconnais aussi volontiers que je qui m’attire le plus c’est le paysage – naturel ou non – le paysage urbains, tout ce qui est graphique, inquiétant, sombre….mais aussi si de belles couleurs, une belle lumière est présente je souhaite développer au mieux ce genre d’image.

 

Ø  Quant à mon travail photographique au sein de l’atelier, je souhaite montrer mon point de vue, ma vision de l’humanité assez « basse », « sombre » et très contrastée comme dans la vie de tous les jours.

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Ø  Je reconnais que j’entretiens d’étroites relations avec Vlad, ceci expliquant cela…

 

 

Lors de l’atelier, Catherine nous a parlé d’ombre photographique…et justement, et c’est ce qui est singulier : mes photos peuvent paraître sombres, obscures, « darkness » alors que ma tête est au soleil ; en même temps je décris le monde comme je le vois ; et cela n’empêche pas une certaine esthétique de que l’on traduit habituellement en couleur, ou de façon plus traditionnel…

 

Le noir n’est-il pas classieux ?!

 

Pour terminer, je citerais Serge Tisseron « le mystère de la chambre claire »

« Même si la photographie ne rend pas visible l’invisible, elle oblige à voir ce qui est habituellement non vu… »

Par Jean-Paul Baud
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Dimanche 20 mars 2011 7 20 /03 /Mars /2011 22:32

La-gare

Tout a commencé simplement fin 2010

 

Mi novembre, je m’intéresse au réseau ferré de « l’intérêt local » dans le département de l’Hérault

Je parle de « l’intérêt local » à ma mère (moi je n’ai connu que Montpellier- Palavas les flots), et nous établissons un parallèle entre ces voies ferrées et la vie de sa mère.

Le point commun est Saint Pargoire.

Petite commune de l’Hérault à 30 Kms à l’Ouest de Montpellier.

 

Fin novembre je réalise une série de photos entre Montpellier et Saint Pargoire, avec comme principale recherche la gare de cette petite commune.

Déception, la gare a perdu son cachet ferroviaire, elle est transformée en maison d’habitation. 

 

En Décembre je recherche dans les vieux cartons du grenier de mes parents, les photos de famille.

 

2011

Apres les fêtes de fin d’année, je trouve une photo de mon arrière grand-mère, Clémentine CONSTANT.

Le 12 janvier je me rends à la mairie de Saint Pargoire, je consulte les registres d’état civil, à la date du 03 Mai 1890 je trouve l’enregistrement de la naissance de ma grand-mère.  

L’adresse de ses parents est inconnue sur le plan actuel de la ville

 

Ce sujet est devenu mon « Atelier 2011 » est la tout ce complique…

Par Jean-Paul Baud
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Dimanche 13 mars 2011 7 13 /03 /Mars /2011 22:38
01 dejeunersurherbe
La rencontre photographique de ce début d’année a permis à mon regard de s’appesantir là où il passait auparavant un peu vite
Qu’est ce qui peut arrêter le regard d’un photographe? : l’INCONGRU
La définition du Petit Robert me semble très partielle : ‘qui n’est pas convenable, contraire aux usages, à la bienséance’
C’est en fait ce qui n’est convenable ni aux personnes, ni aux circonstances, c’est la rencontre inopinée d’un mélange de niveaux provoquant la perte des repères, c’est ce qui est déplacé.
En littérature, c’est ce qui se passe quand le thème (ce dont on parle) est en décalage avec le propos (ce qu’on dit du thème) ; Thème et propos s’entendent au sens large, ainsi cette caractéristique peut également s’appliquer au langage pictural (deux plans de la réalité étrangers l’un à l’autre se télescopent fortuitement, pour un instantané fugitif)
La photo incongrue est celle où vous avez détecté, là où d’autres ne voient rien, l’insolite miraculeux qu’offre la hasard, le décalage saugrenu
C’est ce qui parfois peut provoquer le rire.
C’est ce qui pulvérise le code par un excès, un supplément, un déport
C’est le déséquilibre salutaire
Cette recherche d’incongru est de l’ordre de l’inconscient, c’est l’irruption inattendue d’un signifiant que l’on considère habituellement comme insignifiant
On dit que le studium, investissement sociologique de la photo, chasse l’incongru (studium : éléments de savoir que l’on reconnaît dès lors qu’est partagée la même culture que le photographe ; il travaille sur un sens du ‘déjà là’, ‘déjà dit’, ‘déjà représenté’, toujours codé, attendu)
On y oppose en photographie le punctum, excès de sens, détail qui mobilise l’affect, choque, surprend, c’est ce qui ne peut d’emblée se classer dans une catégorie conceptuelle préalable.
Je me suis penchée sur ce thème de l’incongru depuis quelques semaines, ne trouvant que peu de références en photographie, et quelques rares références autour d’autres expressions artistiques : littérature, art, gastronomie, dessin humoristique, filmographie, théâtre. Je vous en ferais part lors de l'atelier du 19 mars, et peut-être également sur ce blog prochainement
Un photographe poète et humoriste avait le talent de piéger des situations insolites de notre vie quotidienne : René Maltête (1930-2000). Il a largement inspiré ma recherche photographique.
Pour l’atelier photographique, je suis partie de la photo d’une femme lisant tranquillement allongée sur un tapis de feuilles, au bord de la rivière, à l’ombre des arbres, par un bel après midi ensoleillé d’automne; Afin d’alimenter la série, d’autres photos ont suivi, ayant pour composition un homme/une femme en personnage central, ou encore un objet, avec un fond à peu près homogène, en format paysage, et autant que possible monochrome.
L’incongru vous surprenant au détour d’un chemin, et ne s’inventant pas !, je ne sais pas encore si la série pourra s’enrichir ….
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Par Solen Le Roux
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Mercredi 2 mars 2011 3 02 /03 /Mars /2011 22:18

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Le point de départ de mon travail a été un documentaire diffusé sur Arte intitulé « le monde merveilleux d’Albert Kahn». Cet excellent reportage retraçait un pan de l’histoire photographique méconnu, à savoir les archives de la planète que constitua ce banquier mécène français au début de XXème afin de laisser une trace sur la beauté et la diversité du monde. Cet utopiste souhaitait aider ainsi à la compréhension et donc la fraternité entre les cultures. (tentative hélas vaine puisque la Grande Guerre devait survenir en 1914). Sa démarche fut rendue possible par l’incroyable invention des frères Auguste et Louis Lumière au début du siècle, à savoir la photographie couleur baptisée autochrome et brevetée en 1903.

Pour plus d’informations sur ce procédé et des exemples de photos, le site : 

http://www.autochromes.culture.fr/

En voyant ces clichés d’une autre époque, j’ai été frappée par la douceur des couleurs (notamment au niveau des rouges et des bleus) et le lien étroit entre ces clichés et des peintures impressionnistes, en particulier lorsque le grain permet un rendu subtil de la matière. Dès lors, j’ai souhaité recréer cet effet et il m’a fallu pour cela mener une double recherche : tout d’abord sur la manière technique d’obtenir un tel rendu, puis sur la nature de l’émotion esthétique que j’avais ressentie.

Grâce au travail de l’atelier et au groupe, j’ai pu ainsi comprendre que c’était l’aspect « éternel » des choses qui m’avait ainsi séduite dans ces œuvres. Rien de morbide dans cette fascination, au contraire un extraordinaire plaisir de constater la permanence et l’intemporalité de la vie, sa grâce aussi. De plus certains thèmes comme la transmission et le devoir de mémoire me sont chers sur un plan personnel. Dès lors, comment rendre cette émotion dans mon projet photographique ?

Une fois la difficulté technique (partiellement) enlevée grâce à un programme qui permet de convertir les images avec un rendu autochrome, je me suis demandée quel thème donner à mes photos. Les portraits me semblent difficiles à réaliser car les vêtements et coiffures trop ancrés dans une époque. Réaliser des natures mortes (!) ou certains paysages pourrait davantage correspondre à cette notion d’intemporalité et c’est pourquoi j’ai tout d’abord choisi les fleurs. En affinant ma réflexion, je me suis en effet aperçue qu’aimant beaucoup l’Art déco, c’est également cette notion de volutes que je souhaitais recapturer.

Le tirage qu’a réalisé Jean-Michel lors de l’atelier m’a confortée dans ce rendu de grâce diffuse. La difficulté va maintenant consister à poursuivre cette relecture contemporaine des autochromes et trouver le(s) sujet(s) adéquat(s)…

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Par Solen Le Roux
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Dimanche 20 février 2011 7 20 /02 /Fév /2011 10:07

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L’an passé le thème de l’année pour Objectif Image était  "le vent ".

J’ai fait quelques photos en  vitesse lente de roseaux malmenés par des bourrasques.

Il va sans dire que les photos étaient  floues, mais, et même si la composition n’était pas très bonne, j’ai été séduit par le résultat.

J’ai voulu, ensuite faire des photos en suivant le vent, en essayant de déplacer mon appareil à la même vitesse que lui… Résultat pas très fameux sur papier mais l’idée me plait : déplacer l’appareil photo pendant le prise de vue. 

Depuis, j’ai vu des photos floues superbes, que ce soit sur internet ou sur quelques revues, alors pourquoi pas continuer et voir dans quelle mesure cette pratique peut être intéressante ?

Je réessaye donc  souvent cette manière de photographier, et petit à petit  j’entrevoie une possibilité de composer et même d’avoir une certaine homogénéité entre plusieurs photos.

Mais tout cela reste quand même encore très…  disons… flou.

Par Solen Le Roux
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