1er décembre - atelier du 28 novembre
voici quelques prises de notes de notre collègue Alain Vergnes sur la journée du 28 novembre.
1 - quelques généralités pour le développement d’un projet photographique
pour donner de la cohérence à l’ensemble de la série :
- aller à l’essentiel du sujet : savoir ce que l’on veut montrer et s’y tenir - éviter qu’il ne soit « perturbé » par des éléments « d’environnement » qui détournent le regard du spectateur,
- garder une composition globalement cohérente : même cadrage, même focale, même format (paysage ou portrait), même colorimétrie (couleur ou N&B), …
- ne pas hésiter à recadrer pour donner, si nécessaire, plus d’expressivité et d’originalité,
- pour la même raison, utiliser « niveaux et courbes » dans un logiciel de traitement. Cela peut être particulièrement utile pour ceux qui présentent des photos où la mise en valeur de la texture, de la matérialité est primordiale,
2 – présentation des photos
C’est essentiel de réfléchir à la présentation de « l’objet photographique ». Une photo qui isolée pourrait paraître « bonne », mais banale peut prendre tout son sens grâce à un travail de présentation en tant qu’objet photographique : ce qui peut aller du format du tirage et de sa mise sous cadre à des « objets » plus élaborés : livres, boîtes, …
Dans ce domaine attention à la cohérence entre le sujet et sa présentation.
Ø voir journées-ateliers prévues sur ce thème et celui de l’écriture.
3 – L’abstraction dans le domaine photographique
Pour paraphraser ce qui a été dit sur ce sujet … Les auteurs rectifieront. Cela peut lancer un débat sur ce thème.
L’intérêt pour ce type de photos peut ne pas être immédiat, mais se révéler au fil du temps au travers d’une série de clichés grâce à l’exercice du regard et une réflexion sur son travail qui finit par donner du sens à sa démarche photographique.
Cet intérêt peut venir de l’aspect simplement visuel, d’une certaine matérialité, du jeu de la lumière sur cette matière, … et finalement d’un certain esthétisme donné à cet « abandon d’une logique narrative au profit d’une logique formelle ».
Mais cela suppose une grande rigueur dans le formalisme, une grande « concision formelle », sans éléments parasites qui détourneraient l’attention de ce qu’on veut montrer.
Dans ce domaine, comme dans d’autres, la photo peut fournir de la matière, considérée alors comme un matériel de base, pour un travail créatif qui se fait ensuite avec un autre « médium » qui peut être un ordinateur.